La nouvelle taxe de 1,1% sur les produits de l’épargne, dont les contrats d’assurance sur la vie, libellés en euros et sur les loyers pèsera pour un montant annuel de 1,5 milliard d’euros sur la capacité d’épargne des uns et sur le pouvoir d’achat des autres.
Si personne ne conteste l’utilité du RSA, c’est son modèle de financement et plus particulièrement ce prélèvement de 1,1 % l’an sur les produits de l’assurance vie qui est contesté par les assureurs.
Aujourd’hui, 85% des assurances vie ne sont pas souscrits comme jadis, pour accumuler un capital à laisser aux héritiers, mais pour la constitution d’une épargne dans laquelle l’assuré devra pouvoir puiser le moment venu, pour compléter sa retraite qui ne lui garantira plus de ressources suffisantes, mais aussi, pour faire face, le cas échéant, aux dépenses d’un état de dépendances qu’il aurait à subir.
Même si ce prélèvement, qui vient s’ajouter aux taxes sociales actuellement de 11%, ne représente que quelques euros supplémentaires par an, il vient en déduction du rendement net d’inflation des contrats d’assurance vie, qui pourrait rapidement devenir négatif, car la marge est faible.
L’assurance vie risque d’en pâtir, même si elle n’est pas la seule à subir ce prélèvement : décidément, les nouvelles de cet été ne sont pas bonnes et on risque d’en avoir d’autres en attendant le bouclage des budgets de la Sécurité sociale et de ceux des finances publiques.